L’archipel des îles Vestmann, un concentré d’Islande !

Cet article n’a pas été écrit en temps voulu -quand nous étions à Heimaey- car je n’avais pas le temps d’écrire toute la beauté et la magnificence de cette île, alors, je le fais maintenant, voilà.

De toutes les personnes à qui nous avons parlé, presque aucune n’était allée s’aventurer dans les îles Vestmann
& pourtant, quelles merveilles ces îles cachent-elles !Tout commence à Landeyjahöfn, petit port (rien aux alentours), beaucoup d’affluence aux heures de départ et d’arrivées du seul bateau à quai, un petit ferry Eimskip. La suite se passe naturellement : l’achat des billets, l’embarquement par le côté des passagers, jusqu’au départ du bateau.
Dès qu’on commence à avancer, les fulmars boréaux s’agitent pour nous suivre et profiter des courants d’air créés par le bateau. De tous les côtés, ils volent, s’amusent autour de nous, et ne nous quitterons plus jusqu’à notre arrivée, 25 minutes plus tard.

Fulmars
Fulmars

Donc, après 25 minutes de traversée sous la pluie, face aux vents(parce que oui, nous, on reste dehors !), s’enfonçant lentement dans le brouillard et quittant les côtes de l’Islande, on arrive enfin sur Heimaey, dans une ambiance « How to train your Dragon », cherchant notre petit Krokmou sans l’apercevoir.

On se rapproche d'Heimaey. Ambiance
On se rapproche d’Heimaey. Ambiance

Ainsi, l’archipel des îles Vestmann << en islandais Vestmannaeyjjar>> est un puzzle de 18 îles situées au Sud de l’Islande, dont une seule est habitée, la plus grande, j’ai nommé Heimaey.
4000 habitants tout de même, qui s’entassent (non, c’est pas vrai) sur 13,4km². A l’origine, sa superficie était de 11,1 km, mais en 1973 le volcan Edfell est entré en éruption et a agrandi l’île, menaçant même de boucher l’entrée de la baie et donc le port, et détruisant 400 maisons, mais sans tuer personne.
Terres de falaises et de volcans, paradis pour les oiseaux, ces îles ne comptent aucun cours d’eau (malgré les pluies incessantes).
Balayée par les vents froids venant du Groënland, ces îles sont très souvent sujettes au brouillard, et les températures estivales ne dépassent pas les 10°C (un coin sympa où lézarder en bikini, quoi).

Dès le  port, on nous annonce  la couleur : ici c’est le royaume des macareux, même les panneaux sont en leur honneur

Heimaey harbour
Heimaey harbour

Il y a beaucoup de brouillard, il  fait frais, on regarde la température à l’accueil du port, 6°C, en juillet, tout va bien.
Côté balade, on a décidé de prendre le chemin de la péninsule de Stafnsnes (si, ça se dit, & plus vite que ce que vous croyez), qui débute près du seul camping de l’île et s’envole sur les flancs de falaises.
Ainsi, après une montée bien bien  un peu raide on aperçoit enfin les oiseaux emblématiques d’Islande ailleurs que sur des panneaux ou empaillés dans des vitrines  les MACAREUUX.
Quel bonheur de ouf, voilà, ils sont proches de nous, nous regardent, se regardent, sautent dans le vide pour s’envoler (avec une allure particulière.. Il faut imaginer un poulet rôti qui frétille ses ailes et s’envole comme ça).
Moment exquis, donc. Pas de penser au poulet rôti, hein, mais d’être avec ces pingouins clownesques qui s’agitent doucement avec nous.

J'en adopte un tout de suite.
J’en adopte un tout de suite.
Ehh toi là -bas !
Ehh toi là -bas !

Puis, après les avoir regardés vivre, on continue notre petite randonnée, et arrivés en haut le vent nous fait presque tomber (En fait, si, il nous fait tomber les uns après les autres à peu près deux fois chacun). Les rafales nous fauchent les jambes, et parfois, avant d’avoir mis un pied devant l’autre, on se retrouve sur les genoux. Pof !

On dirait qu'on s'éclate, mais en fait non, on galère.
On dirait qu’on s’éclate, mais en fait non, on galère.

Le chemin continue à suivre la falaise, passe sur un flanc de falaise abrité du vent, et puis, au bout d’un moment, c’est la fin. La fin du chemin de 30 cm de largeur, comme ça, paf, vous êtes arrivés au bout de la falaise, y’a plus qu’à faire demi-tour !
Très bien !

Même cul-de-sac, la vue est pas mal.
Même cul-de-sac, la vue est pas mal.
Des p'tis trolls
Des p’tis trolls

Ensuite, il a fallu redescendre, pour continuer notre périple vers le sud de l’île, grâce à un petit sentier qui longe la côte, et après une ou deux heures de marche, nous avons planté les tentes. Et lors de ce moment pourtant banal dans une vie de campeur, il s’est passé un petit truc bien drôle : ma tente s’est cassée. Ou, plus précisément, le machin dans lequel on passe le truc de l’arceau s’est déchiré (c’est plus simple comme ça hein). Enfin bref, tout ça pour dire que, 5ème jour de voyage, je casse ma tente, et je serai obligée de planter l’arceau dans la terre pour la faire tenir jusqu’à la fin.

Il m'aurait fallu une petite maison comme ça, version transportable.
Il m’aurait fallu une petite maison comme ça, version transportable.

On reste éveillés assez tard, avec pour objectif de voir le coucher du soleil et de s’endormir une fois la nuit couchée… Qu’on a finalement arrêté d’attendre vers 1h du matin, et pour cause :

Bonjour, c'est la nuit, laisseez un message, j'reviens dans 2 mois
Bonjour, c’est la nuit, laisseez un message, j’reviens dans 2 mois

Et s’il y avait des loirs dans la troupe, moi la nuit, je ressemblais plutôt à un Aye-aye stressé en manque de sommeil (donc avec des yeux encore plus ébahis qu’en temps normal. Le lendemain ((même si moi j’ai eu l’impression que c’était le même jour, haha), on reprend la marche, notre route croisant celle de macareux, encore une fois… Mais maintenant, on est  potes !

Coucou toi !
Coucou toi !

La traversée continue, donc, et on croise d’autres amis sympas comme des phoques

Phoque !
Phoque qualité caca!

Et encore quelques centaines de mètres plus loin, là voilà. LA rencontre qui fait que ton voyage est changé, que t’as des étoiles dans les yeux, des papillons dans l’estomac, des chenilles dans les chaussures (p’t’être pas non plus).
Mais quoi qu’il en soit, ce moment a vraiment été magique, malgré le brouillard, malgré le froid, malgré la faim, malgré le mal de dos. C’était beau.

Maman orque et ses petits
Maman orque et ses petits
Deux bébés
Deux bébés

Une famille d’orques, en balade près des côtes, pêche et nage à côté de nous. Ces mamifères marins de plus de 6 tonnes sont juste là, en contrebas, pas à la télé ou derrière une vitre en plexiglas, ils. sont. juste. là. C’est le genre de moment où tu te dis « ça fait une semaine que je suis trempée de la tâte au pieds même quand je dors, que j’ai froid 24h/24, mais là, là, je sais pourquoi je fais ça. »
Après une bonne heure de  béatitude devant eux, on repart avec la ferme intention  de gravir le volcan Edfell, pour admirer la vue.
Encore une bonne montée, vue imprenable jusque là où le brouillard nous permet de voir.

15
Edfell

En haut, il y a des « trous d’air » d’où sort un air soufré et brûlant, des gens ont cuit des œufs et des saucisses au dessus, ça marche !
En revenant de la balade, on rencontre un chat, qui nous suit. Il nous a suivi jusqu’à notre campement (à .. environ 5km de là où on l’a trouvé), jusqu’au soir. Il s’est couché juste à côté de ma tente, sous la pluie.. Alors évidemment, il a fini là :

Avec moi !
Avec moi !

Le lendemain, on l’a ramené chez lui grâce à son adresse sur son collier (j’aurais bien continué le voyage avec lui) et d’après ses propriétaires, il se perdait souvent.
C’est ainsi que se termine notre escapade sur Heimaey, sous la pluie (eh oui, on est en Islande quand même) mais avec des souvenirs impérissables.

Allez à Heimaey, repartez-en convaincus 😉 !

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8 commentaires sur “L’archipel des îles Vestmann, un concentré d’Islande !

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  1. Je découvre petit à petit ton blog, j’adore ton style. Et ça me rappelle des souvenirs.
    Islande un jour, Islande toujours.

    Tu as vraiment eu beaucoup de chance de voir les orques, et visiblement beaucoup plus de chances que moi en ce qui concerne les macareux 🙂

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    1. Ben … Merci ? 😀
      Je suis d’accord, l’Islande est tellement spéciale, « as a world just created » comme beaucoup l’ont dit.

      Pas tellement aparemment, on a parlé à un des (seuls) habitants à l’année, et il nous a dit qu’il les voyait souvent 🙂
      Pour les macareux… En effet on va pas se mentir :p Pourtant c’était fin juillet et je pense que beaucoup étaient déjà repartis en migration…

      J'aime

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