Baleines et vie vagabonde

Après Montréal, retour à la vie vagabonde pour un court week-end de 3 jours. En effet, avec deux personnes géniales tout droit venues de Montpellier nous nous sommes décidés à aller voir les baleines. Après le spectacle de l’année dernière, on ne pouvait pas laisser passer l’occasion de revoir ces merveilles de la nature.
Pour une lecture plus fun, je vous propose une BO:
Day Wave- Drag
Julia Stone - This Love (Egokind edit)
En avant donc pour Rivière-du-Loup, parce que c’était plus simple en bus que d’aller à Tadoussac, pour de pauvres enfants comme nous qui n’avions pas l’âge minimum requis pour louer un char (je deviens québécoise moi, ola).
Les paysages défilent, la vie reprend ses couleurs chatoyantes qui donnent envie de partir tout de suite à l’autre bout du monde (quoi que, en tant que française, l’autre bout de mon monde, j’y suis presque) .
On arrive à la nuit tombée, dans un endroit qu’on ne connaît pas. Doux souvenirs encore une fois.
Après avoir trouvé un plan de la ville, on part à la recherche de l’endroit que nous avons choisi pour dormir, soit le Parc des Chutes. Le nom est sympa, nous inspire, on se dit qu’on trouvera un spot là bas!

Parc des Chutes
Parc des Chutes
Je crois qu'il y'a pire comme cadre
Je crois qu’il y’a pire comme cadre

On trouve un petit coin bien sympa pour la nuit, on s’installe, on s’endort. Au milieu de la nuit, nous sommes réveillés par un bruit familier. Celui des gouttes d’eau qui frappent la toile de tente. ce clapotis caractéristique du nuage  qui fait pipi qui se meurt sur ta maison. L’averse dure une bonne heure, forcément il devait pleuvoir le jour où MOI je campe, mais on reste au sec (double paroi oblige!).
Lorsqu’on se réveille, la forêt est trempée, il fait froid, on est bien au Canada, pas de doute possible!

Coucou
Coucou

La prochaine étape c’est la rencontre avec les baleines. Notre navire nous transporte près de l’embouchure du Saint Laurent, zone riche en poisson, krill, toussa, et donc en mammifères marins.
Nous rencontrons notre premier petit rorqual (appellation affective pour Baleine de Minke, Balaenoptera acutorostrata pour les intimes). Elle s’ébroue, fait le « saut de la grenouille » dixit le naturaliste qui nous parle. Puis une seconde, une troisième, c’est qu’elles sont actives ces petites bêtes de 8m! Les pingouins ont l’air d’être plutôt copains avec les baleines, quelque chose me dit que ce n’est pas par hasard.. 😉

Baleine de Minke et pingouin torda
Baleine de Minke et pingouin torda
Un pingouin et un évent
Le pingouin et l’évent
Baleine de Minke
Baleine de Minke

On voit aussi plein de phoques, mais moi je les trouve pas très beaux alors je snobe cette partie, je suis comme ça moi.Na. (en fait, j’ai juste pas réussi à faire de photo assez cute pour la poster).
Il fait froid sur le bateau, les gars je viens du Sud de la France, j’avais seulement prévu le bikini hein, c’est quoi c’te température islandaise?

la fraicheur se fait ressentir
La fraicheur se fait ressentir sur cette photo

Le retour s’en vient (ça y est, donnez-moi la double nationalité..), on passe devant l’île aux Lièvres, pas très loin de Rivière-du-Loup…En même temps que plusieurs petits groupes de bélugas! Le genre d’animal que je pensais réservés aux docus sur Arte! La baleine blanche (non, pas Moby Dick..), de son nom latin Delphinapterus leucas, peut mesurer jusqu’à 6m de long. C’est aussi là qu’on apprend que les bélugas se rassemblent en cet endroit, et qu’en allant à Tadoussac nous n’en aurions sûrement pas vus. L’instinct, tout ça…

Bélugas
Bélugas

A propos de ces sirènes, la population du St Laurent et du fjord de Saguenay compte environ 1000 individus et serait isolée depuis 7000 ans. Cela dit, TransCanada, projette de construire un oléoduc pour transporter le pétrole de l’Ouest canadien vers l’Est du Canada, et utiliserait donc le port de Cacouna pour expédier le pétrole vers l’Europe. Or, le port de Cacouna est situé juste en face du parc marin du Saguenay/Saint-Laurent, lieu de reproduction des bélugas…Les chercheurs ne savent pas encore quelles seront les conséquences de ce projet sur la population de baleines blanches s’il vient à être réalisé.

Bientôt plus?
Bientôt plus?

Parenthèse écologique terminée, on retourne sur la terre ferme.

Un de nous trois part à pied pour avoir son bus, Mathieu et moi restons près du port pour chiller et admirer la vue.

Rivière-du-loup
Rivière-du-loup

En partant, pou le fun on tend le pouce, just for fun, et paf! Une voiture s’arrête! La personne nous propose de nous déposer à l’entrée d’autoroute pour Rimouski… On n’allait pas refuser, ladite entrée étant à environ 3km, la flemme passe avant tout!
Au moment de nous déposer, le gars s’arrête…. juste à côté de notre cher camarade parti quelques 30 minutes plus tôt. On tente le coup de savoir si notre driver veut bien prendre notre ami sitôt retrouvé, il accepte en riant, et a vraiment dû croire que les français étaient fous!

Encore un retour à la vie vagabonde donc, et à l’autostop. Quel plaisir de voir qu’au Canada, les gens se moquent de toi, lèvent leur pouce pour se foutre de ta yeule (encore du québécois), comme partout quoi, comme à la maison!… Puis un homme s’arrête. Il nous parle de son travail de conservation sur une réserve faunique privée, de son passé de biologiste à l’UQAR, de sa passion pour la vie sauvage en général. On fait la moitié du trajet avec lui, puis..

Hitchhiking
Hitchhiking

..Retour à pattes.
Cette fois c’est une dame qui nous parle des autochtones du Québec. Du fait qu’ils ne se considèrent pas comme « autochtones » mais comme Abénaquis, Malécites, Inuits, Cris… Ils sont environ 100 000 au Québec, soit 1% de la population du Québec, répartis en 55 communautés. D’ailleurs j’ai aussi appris qu’il existe 2 réserves Abénaquis aux environs de Trois-Rivières, Odanak et Wôlinak. Des réserves pour des gens. Imaginez qu’on vous mette dans une réserve. Bon bien sûr, il ne faut pas imaginer une réserve naturelle avec des tipis hein. En 2015, les tipis (et la quasi-totalité de la culture des autochtones) c’est fini depuis longtemps…
Le temps passe vite et on arrive à Rimouski.

Ah, Rimouski !
Le Saint laurent y est si large qu’on a l’impression d’être au bout du Canada. Je le découvre à marée basse, ainsi que toutes ses odeurs de vase qui me rappellent la maison. Je m’y sens bien, alors que je pense que beaucoup doivent se pincer le nez. Bref, j’ai aimé Rimouski comme une madeleine de Proust, comme un air de déjà-vu-mais-en-mieux. À marée haute ça doit être bien sympa aussi.

IMG_709dbe782782a37cd93e039e69844b6b

Processed with VSCOcam with c1 preset

IMG_8f30c954a853a8996a8f85b4910ec6ca

IMG_ed264960101391e9f37913f717f20e73
Avouez que c’est quand même pas mal niveau paysages, et qu’un petit chalet avec cette vue, ça ne se refuserait pas!
Le week-end touche à sa fin, et je sais que je dois retourner à l’université. Ma motivation est aussi grande qu’une daphnie, et pour ceux qui ne savent pas, la daphnie est de ces animaux qu’on observe avec un microscope…
Je repars donc seule cette fois, vers Trois-Rivières, mon futur trip déjà en tête!

A venir : Toronto, Niagara falls 😉

Publicités

6 commentaires sur “Baleines et vie vagabonde

Ajouter un commentaire

  1. « la madeleine de Rimouski!!!!!! » tu as aimé ? C’est le manque du pays je pense, mais même à des milliers de kilomètres de la maison tu te sens comme chez toi!!!!!!!! étonnant non!!!!!! ceci dit très belles photos et commentaires très plaisants, nous attendons les chutes du niagara.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :